L’association des amis des ébénistes Hache

C’est tout d’abord une volonté de ses membres fondateurs de fédérer un groupement collectif d’hommes et de femmes de divers horizons à une seule et même cause : maintenir et faire vivre ensemble un écomusée représentant la province du Dauphiné et ses habitants, via une scénographie intégrant le milieu dans lequel a vécu et vivent encore les générations actuelles.

Les relations que l’Homme entretien avec son écosystème, son milieu naturel et son habitat sont ainsi mis en valeur. L’association a souhaité rendre hommage au génie des Hommes, à son pouvoir à façonner / intégrer son habitat et ses ressources naturelles.

Au delà de l’écomusée, l’association des amis des ébénistes Hache met également l’accent sur l’ébénisterie d’autrefois avec son atelier, fidèle à ceux dont disposaient les premières corporations d’ébénistes du XVIIIème siècle. C’est un espace de travail, mais c’est aussi un mode de vie créé grâce à l’écosystème Alpin dans lequel a grandit les anciennes générations. Cet atelier permet la recherche, l’exposition, le maintien d’un savoir de fabrication mais aussi de transmission.

L’association des amis des ébénistes Hache tient à remercier l’ensemble des adhérents qui depuis le début de ce projet en avril 2012, ont toujours su répondre présent de par leur témoignage, leurs divers dons matériels et immatériels de façon à soutenir notre action.

Et si on parlait d’histoire…

L’Écomusée, Le Mont Rachais, fresque d’histoire ancrée dans le patrimoine.

En 1998, Gaëtan La Gréca, artisan ébéniste, obtient l’autorisation d’installer un atelier d’ébénisterie à Grenoble au cœur des quartiers historiques au rez de chaussé de l’immeuble longtemps resté en sommeil.

Le Mont Rachais est situé au cœur de l’histoire Dauphinoise de part son emplacement dans un quartier plus que bimillénaire, sur la Place de la Cymaise, entre Le Quai Perrière, la Rue Saint Laurent et Le Quai Mounier. Les visiteurs se trouveront face au pont de la Citadelle d’où partait jadis la montée Chalamont : ancienne voie romaine reliant Vienne et Lyon, ex capitale des Gaules.

Nous y retrouvons la première mention que nous possédons sur l’existence de Grenoble est une lettre de Lucius Munatius Plantus à Cicéron en l’an 43 avant J.C. où il est écrit : « En vingt quatre heures, un pont a été jeté sur l’Isère, fleuve qui baigne la frontière des Allobroges, et j’y ait fait passer mon armée. »

C’est en 1840 que l’on ferma le départ de cette voie en construisant une terrasse qui s’appuie sur l’immeuble et contre laquelle on adossa, comme une cimaise, une fontaine dite “du Lion“. Cette fontaine, que l’on doit au sculpteur grenoblois Victor Sappey, représente un énorme lion en pierre de Sassenage, étouffant sous ses griffes un serpent en bronze, de la gueule duquel sort un Dard qui dégorge de l’eau dans une belle vasque en pierre .

On a retrouvé la trace de la Belle Époque où Grenoble était une ville d’industrie. D’ailleurs dans ces lieux on y trouve encore le souvenir d’un des plus anciens cafés de Grenoble appelé “Café de l’Industrie“ qui aurait toute sa place dans l’Association des cafés Historiques et Patrimoniaux  d’Europe dont le siège est à Grenoble.

En 2000, l’atelier de l’association des Amis des Ebénistes Hache s’installe dans les lieux y restaure et y restitue sa devanture d’origine en noyer ce qui lui vaudra d’obtenir le prix de la ville de Grenoble des Trois Roses.

Après d’importants travaux de restaurations et après y avoir mis son siège, l’association redonnera vie aux lieux en portant le projet de l’Écomusée du Mont Rachais.